L’association Comboire Avenir promoteur de l’espace Comboire et l’ensemble des acteurs privés et institutionnels de l’espace Comboire vont prochainement expérimenter le Cross Canal, nouvelle stratégie de distribution qui accompagne le consommateur, depuis son smartphone jusqu’à la livraison. Connaissez-vous le cross canal ? Pourtant, vous l’avez sans doute pratiqué. Le cross canal est une pratique commerciale qui consiste à mettre à disposition des clients plusieurs « canaux » de distribution de manière simultanée. Ce qui leur permet de bénéficier des interactions et des synergies qui peuvent exister entre eux.

Exemple : un client repère un pantalon sur un site Internet. Pour s’assurer de la qualité du produit, il consulte d’abord des comparateurs en ligne et les forums. Puis, il essaye le pantalon dans une boutique en ville mais passe commande sur Internet parce qu’il bénéficie d’un coupon réduction reçu par texto. Il choisit enfin d’aller récupérer son colis en magasin ou opte pour une livraison à domicile. C’est cela le cross canal qu’entend expérimenter L’association Comboire Avenir promoteur de l’espace Comboire.

Espace Comboire

Plusieurs grandes entreprises, comme la FNAC, le pratiquent déjà. Mais pour la première fois en France,  un espace commercial dans sa globalité va expérimenter ce mode de distribution. Ouvert au début des années 1980, l’Espace Comboire rassemble  près de 200 enseignes sur les communes d’Echirolles, Pont-de-Claix et Seyssins. Un peu vieillissant, l’espace Comboire mise sur cette nouvelle stratégie pour rebondir et faire face aux géants du commerce en ligne. « Le but est de proposer des services innovants aux clients pour les accompagner dans leur démarche d’achat », souligne Achour Allaoui, président de Comboire Avenir. Cette association, réunissant une trentaine d’acteurs de la zone d’activités, a fait appel à Hub-Retail, qui anime la filière régionale Auvergne Rhône-Alpes du cross canal, pour imaginer ces solutions à venir.

Deux études pour comprendre

Quatre axes de travail ont déjà été identifiés : la mobilité, la logistique, l’énergie et les services. « On peut imaginer, par exemple, une conciergerie qui permettrait aux clients de retirer toutes leurs courses au même endroit, reprend Achour Allaoui. On peut aussi penser à une mise en commun des livraisons ou des outils pour réduire la consommation énergétique ». Bref, le chantier est ouvert. Une enquête auprès des utilisateurs de l’espace commercial sera menée pour comprendre notamment leurs attentes, ainsi qu’une étude de pré-configuration pour analyser les besoins et les technologies qui pourraient être déployées. La Métropole participe à hauteur de 5000 euros au financement de cette étude, qui devrait coûter 35 000 euros.« Dans une Métropole French Tech, faciliter la vie des commerçants et des acheteurs grâce aux outils du numérique et à l’Internet des objets est un enjeu capital, a expliqué son président Christophe Ferrari lors de la présentation du projet. C’est, en tout cas, une initiative unique qui démontre que l’innovation se niche partout sur ce territoire ».